Antennes relais

Le maire d'Hérouville, Rodolphe Thomas (deuxième en partant de la gauche) et les élus veulent limiter l'impact des antennes relais.
La municipalité va appliquer un principe de précaution à l'égard des ondes émises par les antennes relais. Première mesure : supprimer le Wi-Fi dans les écoles primaires.

Précaution. « Les ondes électromagnétiques ont des effets sur les systèmes nerveux et immunitaires. Elles peuvent causer des troubles du comportement et du sommeil. Elles sont aussi à l'origine de risques de leucémie infantile et de tumeurs cérébrales. » S'inspirant de l'étude « Bioinitiative » menée par un collectif international de quatorze scientifiques en 2007, les élus d'Hérouville-Saint-Clair s'inquiètent de la nocivité de ces ondes. Même si aucun cas de ce genre n'a encore été détecté à Hérouville, les élus préfèrent appliquer un principe de précaution vis-à-vis des antennes relais.

Des dizaines d'antennes. Avec les nouvelles technologies, ces ondes sont partout : GSM et 3G pour la téléphonie mobile et Wi-Fi et Wimax pour Internet. À Hérouville-Saint-Clair, ville de l'agglomération caennaise, plusieurs dizaines d'antennes relais entourent les habitants.

Hier soir, par 21 voix sur 23 votants, le Conseil d’Administration du CHU a refusé, en début de soirée, de voter le budget qui prévoit un déficit de 28 millions.
Comme membre du Conseil d’Administration du CHU, j’ai fait le choix de voter NON… car pour moi la santé des Bas Normands n’a pas de prix.

Depuis quelques années, le CHU s’enfonce dans le déficit et devient peu à peu un grand corps malade, vidé de sa substance faute de moyens financiers suffisants.

La suppression annoncée de 208 emplois n’est pas acceptable alors que des services sont en sous effectifs. Le personnel ne doit pas être sacrifié et la qualité des soins doit être assurée dans des conditions optimum pour les usagers.

Malgré les efforts qui ont été effectués, cette situation n’est plus tolérable. Et à voir l’indifférence du Ministère de la santé, une question se pose « L’État souhaite-t-il garder un CHU en Basse-Normandie ? »

Présidents de collectivités territoriales, députés, sénateurs et élus locaux, nous devons nous mobiliser de toute urgence, et obtenir de Roselyne BACHELOT, le feu vert pour la reconstruction estimée à plus de 600 millions d’euros. Il est indispensable que le gouvernement prenne ses responsabilités dans ce dossier.

Sans ce front commun des élus, nous ne parviendrons pas à provoquer le nécessaire électrochoc politique pour sortir le CHU de cette chronique d’une mort annoncée par le Ministère.

Rodolphe THOMAS
Maire d’Hérouville Saint Clair
Membre du Conseil d’Administration du CHU

CHU Caen

Hier, nous avons appris avec stupeur la démission de Joël MARTINEZ, le Directeur du CHU de CAEN mis en cause récemment dans la presse sur le montant des travaux effectués dans son logement.

Aujourd’hui, Mme LE BRETHON parle d’un « très bon Directeur… qui n’a rien pris pour lui ! » et Monsieur DURON botte en touche en déclarant que « c’est une affaire qui concerne le Ministère de la santé ».

On peut tout de même s’interroger sur le rôle de contrôle de ces deux présidents successifs du Conseil d’Administration du CHU.

Comment ne pas avoir vu ces dérapages financiers d’une totale immoralité quand on connaît les difficultés financières rencontrées par cet établissement hospitalier ?

Même si Brigitte LE BRETHON affirme que les travaux réalisés restent directement au patrimoine du CHU, comment cautionner 836 000 € de travaux de rénovation d’un logement qui correspondent à titre d’exemple à 25 postes d’infirmières ou au prix d’une dizaine d’appartements ?

Afin d’établir la clarté dans cette affaire, j’ai décidé d’écrire au Ministre de la santé pour demander qu’une enquête soit réalisée afin d’établir les responsabilités de chacun.

Espérons simplement que cette affaire ne soit pas la partie immergée d’un iceberg…

Philippe LAILLER