Rodolphe THOMAS, Maire d’Hérouville Saint-Clair et Vice-Président de la Région Normandie, salue l’initiative du Ministre de l’Intérieur, Christophe CASTANER, de mieux informer les maires des risques de radicalisation violente.
Mardi dernier, le Ministre de l’intérieur, Christophe CASTANER, a signé une circulaire envoyée à tous les Préfets visant à fixer une nouvelle doctrine en matière d’information des maires sur d’éventuelles menaces liées à des personnes radicalisées sur le territoire de leurs communes.
Grâce à cette circulaire, il sera possible de délivrer aux maires qui le souhaitent une information nominative confidentielle à l’initiative exclusive du Préfet, après la signature d’une charte de confidentialité, co-signée par le Maire, le Préfet et le Procureur de la République. L’autre nouveauté concerne l’obligation pour le Préfet de garantir au Maire un retour sur les signalements que celui-ci effectue, ce qui n’était pas le cas auparavant.


Cette décision gouvernementale représente une avancée politique majeure car elle répond à une forte attente des maires qui ont exprimé, à plusieurs reprises depuis les attentats de 2015, la nécessité de connaître l’état de dangerosité d’individus radicalisés résidant dans leurs communes et de décloisonner les informations stratégiques entre les services de l’Etat et les maires, qui sont les premiers Hussards de la République confrontés au phénomène de la radicalisation.
Je me réjouis de cette décision qui conforte le rôle et la place du maire en tant qu’officier de police judicaire dans la prévention de la délinquance. Ce geste de confiance adressé aux maires est, en effet, un signal encourageant et fort en faveur de la lutte contre la radicalisation ; car cet échange d’informations permettra de mieux déceler les signaux faibles de radicalisation, les maires étant les principaux capteurs de terrain par leur proximité avec les habitants et les associations, et de mener des actions de prévention encore plus efficaces pour mieux assurer la sécurité de nos concitoyens.
La radicalisation est un phénomène complexe qui ne pourra se résoudre que grâce à une action collective, partenariale et coordonnée entre les services de l’Etat, les élus et la société civile.