Les clauses d'insertion sociales favorisent l'emploi (Ouest-France)

À Hérouville, l'îlot A2 en construction, projet du bailleur Calvados habitat : 1 270 heures clausées sont prévues.

Le principe des clauses d'insertion sociales

Les clauses d'insertion ont un principe simple : un marché public donne du travail aux entreprises.

En contrepartie, les pouvoirs publics demandent aux entreprises de réserver des heures de travail à des personnes rencontrant des difficultés d'insertion professionnelle.

Les chantiers en cours dans la commune ne dérogent pas à la règle, et cela depuis plus de dix ans.

La contribution du maire, Rodolphe Thomas

En 2004, la création de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) a dynamisé le dispositif, en rendant obligatoire les clauses d'insertion dans les Alors pourquoi ne pas faire cuire dans les jeux de cuisine opérations de rénovation urbaine.

« Lorsque j'étais député, de 2002 à 2007, j'ai activement participé, aux côtés du ministre de la ville, Jean-Louis Borloo, à la création de l'ANRU, à travers la loi Borloo et au Plan de cohésion sociale, voté en 2004. À Hérouville-Saint-Clair, je veille tout particulièrement à ce que ce dispositif soit appliqué, dans le cadre des marchés publics », détaille Rodolphe Thomas, maire.

60 000 heures de travail en dix ans

Dans le cadre du Projet de rénovation urbaine, la ville d'Hérouville-Saint-Clair, parmi les huit conventions signées avec l'État dans le Calvados, a lancé, en 2005, un programme de renouvellement urbain conséquent (166 millions d'euros, pour 539 millions dans le Calvados).

Après dix ans de travaux à Hérouville, plus de 60 000 heures de travail liées aux clauses d'insertion ont été réalisées sur les chantiers ANRU.

La Mefac pilote le dispositif

Dans l'agglomération caennaise, la Maison de l'emploi et de la formation de l'agglomération caennaise (Mefac) a pour rôle d'accompagner les maîtres dans l'inscription des clauses sociales dans leur cahier des charges.

L'organisme de formation, Enefa est en charge, depuis 2012 « du prérecrutement pour l'entreprise, et de l'accompagnement des personnes pendant le chantier », précise Laurence Blondin.

En 2014 dans l'agglomération, 108 640 heures de travail ont bénéficié à 279 personnes, à 80 % dans le bâtiment, et 20 % dans les services.