Le congrès des Régions : le PS préfère « tirer sur l’ambulance du gouvernement » pour éviter une nouvelle débâcle

Les présidents de Régions socialistes ont fait un choix politique clair, sauver leurs postes en lâchant le gouvernement qu’ils ont pourtant fortement contribué à faire élire. C’est un exercice de cynisme et de mauvaise foi affligeant qui prouve la détresse électorale des élus locaux socialistes. Mais hors de question pour eux de se remettre en cause après 11 ans de pleins pouvoirs dans les Régions de France.

Ils rejettent toutes responsabilités sur un gouvernement qu’ils cautionnement et soutiennent pourtant depuis 3 ans. Pourquoi alors un tel changement d’attitude ? Peut-être la peur d’une vague bleue en décembre 2015 à l’image de la vague rose de 2004 qui avaient donné 21 des 22 régions à la gauche.

Il est tout de même incroyable qu’après plus de 11 ans d’exercice du pouvoir, de voir les présidents de région prendre conscience de l’état de notre pays en terme de développement économique, d’aménagement du territoire, d’emploi et de formation ! Qu’ont-ils fait ?

Ils évoquent le manque de moyens, c’est plutôt le manque de volonté politique dont il faut parler. Les Régions sont toutes autant responsables et coupables de la situation économique dans nos territoires. Ils se font les pourfendeurs du bouclier social et tentent une reprise en mains de leur exécutif, alors que le chômage n’a jamais été aussi haut : les jeunes, les adultes sont laissés pour compte sans que des solutions ne soient trouvées.

130 000 jeunes sortent chaque année sans diplôme, sans expérience et cela depuis plus de 10 ans.

Le prochain congrès des Régions n’est qu’une mascarade, une opération de communication en vue des prochaines élections pour faire tenter d’oublier des bilans dont les socialistes ne veulent surtout pas parler.

 

Rodolphe Thomas

Maire d’Hérouville Saint-Clair

Conseiller départemental du Calvados